Le Clip dans tous ses états
Par test le 2010-03-04 17:40:08Depuis longtemps, et parce que nous venons d'une génération « clipesque », la rédaction de CinéMove souhaitait questionner les possibilités et autres réflexions que pouvait procurer le Clip musical. Go !
Sommaire
Pourquoi ce dossier ?Le Clip version Cinéma (1ère partie)
Le Clip version Cinéma (2ème partie)
Le Clip version Cinéma (3ème partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (1ère partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (2ème partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (3ème partie)
Le Clip narratif (1ère partie)
Le Clip narratif (2ème partie)
Le Clip Fendard (1ère partie)
Le Clip Fendard (2ème partie)
Top 5 de Csaba Zombori
Top 5 de Victor Lopez
Top 5 de Samir Ardjoum
Le Clip Fendard (2ème partie)
The Rolling Stones, It's only rock'n'roll (Michael Lindsay-Hogg, 1974)
Les Stones, dans ces années-là, c'est la démesure de la défonce. Cette merveille, sortie du cerveau d'on ne sait quel génie, en est l'exemple parfait. Mick Jagger joue des cannes comme Elvis en son temps et arbore des pupilles légèrement dilatées, Charlie Watts arbore le sourire niais de celui qui plane, Keith Richards cache à peine son brown sugar derrière le ricin de ses yeux perdus, Bill Wyman se demande en souriant ce qu'il fout là et Mick Taylor ne sait pas que son brushing va être foutu dans quelques minutes. Car la mousse apparaît et amuse nos cinq petits mousses, jusqu'à les submerger. Ce qui n'a pas que des bons côtés, à en voir la tête du vieux au bord de l'apoplexie.
Nicolas Pratviel
Aphex Twin, Windowlicker (Chris Cunningham, 1999)
La chanson étant fabriquée autour de samples de films pornographiques, la vidéo est construite sur le même modèle. Dans une ambiance chaude et humide, Chris Cunningham utilise les codes du clip salace comme les grosses voitures, le champagne et les filles à moitié nues pour les retourner dans un final dérangeant où les demoiselles sexys deviennent laides aux visages difformes. Plusieurs gros plans, au ralenti, sur la cellulite en mouvement accentuent la métamorphose. Mention spéciale aux scénaristes qui ont fait de cette vidéo la plus grossière de l’Histoire par son nombre d’insultes incalculables.
Csaba Zombori
Jean-Pierre François, Je te survirai, 1989
Comment ne pas être énervé par ce clip qui montre un Ken délaissé par sa Barbie. Dodelinant sur une boite à rythme démodé, le brushing sautillant …un ancien footballeur mal à l’aise dans son nouveau rôle de chanteur à midinette. Un coup marketing encore plus fort que tous les Boys Bands réunis. En tout cas, impossible d’oublier ce grand peroxydé qui crie son amour déçu avec un artifice sans fond.
Laurence Kerhornou
David Bowie & Mick Jagger, Dancing in the street (1985)
Je n’ai jamais vu un clip aussi fendard que celui que nous ont proposé les deux rigolos, Bowie et Jagger. Reprise d’un standard de Martha and the Vandellas (période Motown), ces deux tourtereaux avaient interprété cette chanson lors du Live Aid de 85. Ils ont décidé d’en faire un clip histoire de s’éclater la panse. Et ça fonctionne ! Jagger use et abuse des clichés qui ont fait de lui une star interplanétaire (faut le voir prendre la pause tout en buvant un verre d’eau), Bowie s’amuse comme un enfant avec ses gestes de clown, et le tout est savamment filmé avec des travellings sans queues ni têtes. Ce n’est même plus une question de drogue, juste deux enfants qui font joujou. A noter que le plan final est un summum de débilité jouissive !
Samir Ardjoum












