Le Clip dans tous ses états
Par test le 2010-03-04 17:40:08Depuis longtemps, et parce que nous venons d'une génération « clipesque », la rédaction de CinéMove souhaitait questionner les possibilités et autres réflexions que pouvait procurer le Clip musical. Go !
Sommaire
Pourquoi ce dossier ?Le Clip version Cinéma (1ère partie)
Le Clip version Cinéma (2ème partie)
Le Clip version Cinéma (3ème partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (1ère partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (2ème partie)
Le Clip, une notion conceptuelle (3ème partie)
Le Clip narratif (1ère partie)
Le Clip narratif (2ème partie)
Le Clip Fendard (1ère partie)
Le Clip Fendard (2ème partie)
Top 5 de Csaba Zombori
Top 5 de Victor Lopez
Top 5 de Samir Ardjoum
Le Clip version Cinéma (2ème partie)
Björk, It's oh so quiet (Spike Jonze, 1995) & Fatboy Slim, Weapon of Choice (Spike Jonze, 2001)
Quoi de plus naturel pour les réalisateurs de clips que de rendre hommage à la comédie musicale ? Les morceaux dansés et chantés des classiques américains des années 40 à 60 ne sont-ils pas les ancêtres de nos vidéos musicales actuelles ? Spike Jonze a ainsi réalisé deux inventifs hommages aux musicals d'antan. It's oh so quiet, reprise d'un standard jazzy de Betty Hutton des années 40 par Björk, se prête particulièrement à l'exercice, d'autant plus que la construction du morceau, tout en rupture de ton, permet d'opposer des scènes calmes aux envolées dansantes typiquement musicales. Un certain Lars von Trier sera particulièrement sensible à cet exercice, au point d'engager peu après la chanteuse dans son Dancer in the Dark. Pour Weapon of Choice, c'est l'inverse qui se produit : Spike Jonze va chercher un grand nom du cinéma, pour le faire danser sur la rythmique de Fatboy Slim. On découvre alors avec stupéfaction les talents de danseurs de Christopher Walken, aux prouesses de plus en plus extraordinaires à mesure que le morceau progresse.
Victor Lopez
Smashing Pumpkins, Tonight Tonight (Jonathan Dayton & Valerie Faris, 1996)
Réalisé avec des décors en carton-pâte d'un théâtre, les mêmes moyens des films muets et un minimum d'effets spéciaux, le clip est un joli hommage au Voyage dans la Lune que George Meliès réalisa en 1902. Hormis l'alunissage, on y retrouve les célèbres séquences du film originel, comme le combat des scientifiques face aux Sélénites qui habitent la Lune à l'aide de parapluies. En toute fin de cette féérie baroque propre à Meliès, on peut lire le patronyme de ce pionnier du cinéma sur la coque du bateau qui repêche le couple à la mer.
Nicolas Pratviel
Michael Jackson, Smooth Criminal (Colin Chilvers, 1988)
Michael Jackson, Ghosts (Stan Winston, 1996)
Michael Jackson a toujours eu un attrait pour le cinéma, en atteste ses vidéos très scénarisées et souvent réalisées par des metteurs en scène reconnus. Lorsque sort Moonwalker en 1988, la critique est mitigée, le film est plaisant mais ressemble à un assemblage de clips et seule la scène de Smooth Criminal fut acclamée à l’unanimité. Michael tente une dernière escapade vers le grand écran en proposant Ghosts au festival de Cannes, hors compétition. Encore une fois, le film est plébiscité pour sa musique et ses chorégraphies beaucoup moins par l’histoire imaginée par Stephen King. Cependant ces clips restent des modèles dans l’utilisation du cinéma dans la vidéo musicale.
Csaba Zombori












