Andrzej Wajda ou « l’envie de dépasser les difficultés de la vie à travers des mots et des images d’une étincelante rage »
Par Laurence Kerhornou le 2010-03-02 15:06:25La Cinémathèque de Paris organisa depuis le 9 février une énorme rétrospective autour d’Andrzej Wajda, figure légendaire du cinéma polonais. Focus sur une personnalité hors du commun. Le cycle se terminera le 14 mars…
Sommaire
L'histoire avec un grand "H"Jeunesse volée par la guerre
Folie et Rédemption par l’amour
Barbarie
Mensonge d’état
Notes d’humour et d’espoir
Critique DVD "Katyn" de Sonia Deschamps
Jeunesse volée par la guerre
A 16 ans, Wajda s’engage dans la résistance contre le nazisme, il prend de nombreux risques.
Dans son troisième film qui se déroule en 1945, Cendres et diamant, l’action nous renvoie au dernier jour de la seconde guerre mondiale. Là, on ordonne à l’un des personnages, Maciek, de tuer un responsable communiste alors qu’il a combattu avec lui. Au final, Wajda focalise l’histoire de Andrzejewski sur Maciek (Le romantique Cybulski), un jeune homme qui finira par agoniser dans une déchetterie. L’image en dit long : « Il meurt dans les poubelles de L’histoire ! ». Wajda le révolté, sachant en conscience qu’il aurait pu être de ces morts sacrifiés. Alors, il se fait un devoir de parler de ses innocences envolées …
Dans L’Anneau de crin (1992), film plus ténébreux, le héros Marcin, fait ici figure de victime romantique. Perdu dans le trouble de 1944 après l’insurrection de Varsovie, il peine à trouver son camp en passant de l’armée à la Police secrète. Ses idéaux pacifistes vont s’émousser devant les tortures subies par les prisonniers. On se rappellera tout au long du film, un personnage traqué, angoissé qui fuit sans cesse. Pour lui aussi il suffira d’une seconde d’inattention …
Dans Katyn, apparait un jeune étudiant aux beaux-arts qui meurt sous les balles pour avoir déchiré un tract propagandiste. Wajda a aussi fait les beaux arts puis l’école de cinéma de Lodz. Il pense qu’il aurait pu être à sa place, il se fait un devoir de mémoire d’évoquer ses jeunesses sacrifiées…











