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Une bonne Saint-Valentin au cinéma

  Par Laurence Kerhornou le 2010-02-16 17:03:15

Si vous n’avez pas trouvé l’âme sœur depuis le 14 février, vous pouvez encore vous consoler dans les salles obscures ou devant un bon DVD. Car les films romantiques sont là pour adoucir vos jours et vous faire rêver les yeux ouverts.

Sommaire

Prochain rendez-vous choral avec la fête des amoureux
Premier rendez-vous avec l’amour/toujours
Dans le genre les histoires d’amours sont souvent longues et compliquées
Les amours de vacances ne sont pas toujours des feux de pailles
L’amour est une apparition, un ange bienveillant
Les contes de fées existent dans les teenages movies
Les couples homosexuels ont aussi leur Saint-Valentin

Les couples homosexuels ont aussi leur Saint-Valentin

Le Secret de Brokeback Mountain (2006, Ang Lee). Ennis (Heath Ledger) et Jack (Jack Gyllenhaal ), deux jeunes et fringants cow-boys se retrouvent isolés au milieu de la nature. Entre les deux gardiens de moutons naitra un amour sensuel et passionné. Mais en 1963 faire son « coming out » n’était pas franchement le bienvenu alors ils retournent à la civilisation. Ennis et Jack se marient non pas entre eux mais avec des femmes. Ce genre d’histoire est aujourd’hui encore d’actualité car la société a du mal à admettre que les homosexuels puissent s’aimer librement et afficher leur idylle. 

A single man (Tom Ford, 2010). Un homme (Colin Firth qui obtient une 19 ème récompense, un prix d’interprétation masculine à la Mostra de Venise, mérité !) vient de perdre son fiancé dans un accident de voiture. Le film déroule un long, douloureux et impossible deuil qui prend des allures très esthétisantes. Comment en attendre moins de l’ancien designer de Gucci, qui met sa patte et son œil d’esthète sur chaque plan. A single man, c’est d’abord une histoire d’amour forte entre deux hommes, une histoire impossible à oublier. La beauté est filmée au ralenti, Ford découpe, cadre, colore l’image à l’instar de ses créations vestimentaires. Nietzsche avait bien affirmé qu’il faut être superficiel par profondeur. Mais au final, Ford filme un « bas les maques ! », l’absence à eu raison de l’homme … et toute cette superficialité n’a pas suffit !