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"Parenthood" de Jason Katims. Saison 1, épisodes 1-4 (NBC).

Critique de Samir Ardjoum.

Une famille, c’est certainement une belle chose, surtout quand ce sont les américains qui le disent et le filment dans la foulée. Lorsque Ron Howard, éternel adolescent du ciné US, produit une série TV, cela donne Parenthood, concentré de guimauve périmée et d’attendrissement social, lorgnant vers une image incongrue et assez  républicaine.

Des tas de visages souriants comme si de rien n’était. Tels sont les personnages de cette comédie humaine joliment troussée par Jason Katims, responsable de la série Roswell. Tisser des narrations autour d’un fils de bonne famille, interprété par Peter Krause (héros de Six Feet Under), balancer quelques moutons noirs comme cette sœur ainée mi-looser mi-déglinguée, insuffler un soupçon de quota avec l’intégration d’un enfant bâtard à la couleur café et vous obtenez une série hautement droitière, transpirant l’haleine fétide républicaine et claquant les visages de tous ceux qui pensent que le manichéisme est une chose nauséabonde.

Parenthood est à la base un long-métrage réalisé par Ron Howard (Richie de Happy Days et accessoirement réalisateur de Willow et d’Appolo 13) qui avait eu son petit succès. Howard eut l’idée cette fois-ci de convoquer les tics et tocs de sa famille rêvée pour les étirer le temps d’une série TV. La NBC qui parfois fait honte (Médium, 30 Rocks), ne renie pas ses origines cathodiques gnan gnan et épouse convenablement les dires d’Howard en lui confiant les clefs du bonheur. Parenthood, diffusé depuis le 2 mars 2010, prend un bel envol et assure ses arrières en se voyant déjà en haut de l’affiche pour une seconde saison 2010/2011.

De quoi parle Parenthood ? De tout ce qui concerne une famille wasp de la bourgeoisie américaine. Celle qui navigue entre les eaux réactionnaires, esquivant les nouvelles vagues et les coins mystérieux. Parenthood est dénué de personnages, pire que cela, cette série Tv regorge de stéréotypes qui calquent avec tous les sempiternels clichés allant du patriarche patriotique à l’épouse travailleuse et silencieuse en passant par l’adolescente fumeuse de joints et le fiston autiste pour rajouter quelques notes lacrymales. 4 épisodes qui fleurissent dans un tas de boue idéologique où la pire des droites américaines n’est rien à côté de cette belle phrase lancée par le sexagénaire pourri : « rien ne vaut une voiture américaine » !