Clermont-Ferrand 2010
Par Samir Ardjoum le 2010-01-31 16:10:36Du 29 janvier au 6 février 2010, le court sera le roi à Clermont-Ferrand et même dans l’hexagone tant il requiert une certaine popularité qui reste pour certains inexpliquée. CinéMove traite rarement de ce format atypique, certes, car sans doute le court ne peut donner une véritable idée de l’étirement analytique. En cela, nous allons nous focaliser sur les films qui relèvent d’un véritable sens de l’espace ciné, qui soulignent un langage certain et qui par leur proposition renforcent l’importance d’un futur talent.
Sommaire
Anti-cinéma ?La pensée dans le court-métrage
Suivez le programme !
L’Objet filmique non identifié : « La Parade de Taos » (Nazim Djemaï, France)
Le Film qui devrait plaire à Eric Besson : « L’aide au retour » (Mohamed Latrèche, France)
Merci Joe Dassin : « Comme le temps passe » (Cathy Verney, France)
Je veux voir : « Passion courte » (Mahassine El Hachadi, Maroc)
L'Afrique, ce n'est pas le Club Med' : "Cris du Choeur" (Sébastien Tendeng, Sénégal/France)
Un CDI, ça se mérite : "Arbeit für Alle" (Thomas Oberlies et Matthias Vogel, Allemagne)
Où se trouve la durée ? : "Anna de Francia" (Christophe Le Masne, France) / Efecto Domino (Gabriel Gauchet, Cuba-Allemagne)
Le plus beau plan du festival : « Notes on the Other » (Sergio Oksman, Espagne)
Anti-cinéma ?
De suite, les réalisateurs veulent avoir des idées larges pour des intentions courtes. Ils aiment rêver parfois en cinémascope ou quelque fois en HD. Ironie du sort, esprit querelleur, envie de pénétrer l’âme du spectateur quitte à la retourner comme une crêpe mal cuite que l’on trouve continuellement à l’entrée d’un festival de court-métrages. Le loueur de cinéma que je suis, aime ne pas perdre son temps excepté au cinéma car le cœur parfois à ses raisons que seul la raison peut comprendre. Adage facile, je l’avoue, mais ô combien démesuré face à des bouts, des petits bouts d’intention filmique que l’on peut dénicher dans le plus grand des festivals français du court-métrage, celui que l’on surnomme le Cannes du court ! Ni plus ni moins, sauf que parfois, on est obligé de se coltiner de nombreuses mauvaises blagues qui usent et abusent de notre patience. Et puis d’abord, la question qui revient sans cesse et qui ne trouvera aucunement de réponse : A quoi sert le court-métrage ? J’irais plus loin, pouvons-nous parler de cinéma en analysant des court-métrages ?











