Les Séries detestées de CinéMove.
Par test le 2010-03-02 16:10:53Voir un mauvais film peut durer deux heures, suivre une mauvaise série est supplice bien plus long. Voici la vengeance froide de nos rédacteurs floués et trahis, soucieux de vous préserver de tout danger addictif létal.
Sommaire
Prison Break de Paul Scheuring (Fox).Shameless de Paul Abott (Channel 4).
Desperate Housewives de Marc Cherry (ABC)
Les Experts de Jerry Bruckheimer (CBS).
Prison Break de Paul Scheuring (Fox).
La série detestée de Victor Lopez : Prison Break.
Bonjour, je m'appelle Victor Lopez et j'ai été accro à Prison Break pendant deux ans et demi. Je regrette le temps perdu et les autres séries, abandonnées pour suivre celle-ci. Mais jamais je ne replongerai dans cette addiction néfaste. Je me suis même promis de ne pas tomber dans le piège du dernier épisode, diffusé récemment. Et je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. J’avais bien senti, pourtant, dès le générique de début que quelque chose clochait. Ce "directed by Brett Ratner", tâcheron hollywoodien capable de flinguer des franchises aussi diverses que X-Men ou Hannibal Lecter en un film, aurait du me mettre la puce à l'oreille et me forcer à fuir dès le pilot, déjà médiocre, terminé. Mais, non, la curiosité autour du buzz provoqué par les aventures des frères Scottfield et le désir de voir ce qu'allait donner le traitement feuilletonesque du monde carcéral par un network grand public, après le chef d'œuvre Oz de Tom Fontana sur HBO, m'ont poussé à enchaîner, trois ou quatre autres épisodes. Comme ça, juste pour essayer... J'avais bien arrêté Heroes sans problème à l’issu de la première saison, j'allais gérer Prison Break de la même façon...
Et quelle grave erreur ! Car une fois enfermé dans le show, impossible de s'en évader. Généralement, l'addiction est une bonne chose quand on parle de série, sauf que quand la source est mauvaise, coupée avec n'importe quoi (des longueurs, des invraisemblances, des ficelles scénaristiques grosses comme des cordes pour se pendre...), loin de découvrir un monde, on s'enferme dans un mécanisme narratif stérile, et, même si sa médiocrité saute aux yeux, le cliffhanger de la fin d'épisode nous pousse à consommer le suivant. Chaque trip commence avec une lenteur stérile, et entreprend de nous faire frissonner au bout d'une pénible demi-heure, en faisant monter une tension culminant dans un coup de théâtre généralement tiré par les cheveux à la 42e minute et débouchant sur... rien au début de l'épisode suivant.
La période de sevrage entre deux saisons est souvent salutaire. Vu la qualité de la came, deux semaines suffisent pour s'en détacher, mais les promesses provoquées par les piqûres commerciales et l'oubli rapide de la nullité de du show sont autant d'ennemis coriaces. "Après l'évasion, la fuite ? Ça peut-être pas mal... Surtout que T-Bag dans la nature : ça risque d'être quelque-chose !", se dit-on avant de commencer la seconde saison et de retomber dans le piège... Profitez de votre liberté, ne regardez pas Prison Break !
Victor Lopez











