Critique Les Chèvres du Pentagone
Par Samir Ardjoum le 2010-03-05 20:36:35Premier film d’un réalisateur qui fut le scénariste attitré de George Clooney, « Les Chèvres du Pentagone » est une œuvre qui étonne par sa narration tirée d’un fait incroyablement réel mais déçoit par une mise en scène trop démonstrative.
Notre note :
5 / 10

Un journaliste, Bob Wilton, incarné par le toujours excellent Ewan McGregor, décide de choper l’affaire du siècle qui redonnera un peu de piquant dans sa vie de looser (sa femme l’ayant quitté pour son éditeur). En rencontrant Lyn Cassady (burlesque Clooney), c’est la poule aux œufs d’or qu’il réussit à plumer. Mais très vite, les déclarations de Cassidy vont complètement chambouler les intentions de Wilton.
Le sujet est vrai. Difficile d’y croire, mais en parallèle, nous savons que l’Armée US a toujours pratiqué des expérimentations afin de rendre les guerres plus simples et faciles à remporter. En cela, tous les personnages ont existé, et cette histoire d’une élite composée de guerriers doués dans la paranormal activity est purement réaliste ! Ces Jedis en puissance peuvent – soi-disant – traverser les murs, se rendre invisible, prédire l’avenir, ou trouver un otage localisé à des milliers de km. Ce qui rend la pratique assez loufoque, c’est de constater que chacun de ces branquignols y croit. Et c’est tout un pan de la tristesse qui ressurgit le temps d’une comédie douce-amère.
Là où le film se rend intéressant, c’est dans sa manière de capter l’essence de ces pauvres âmes qui tentèrent de trouver un rapport à l’autre. Ces nantis de la société aspirent seulement à puiser dans la camaraderie, à se faire accepter, à flirter avec la compréhension des autres. Peine perdue, donc des imbéciles heureux vont puiser dans leurs dépressions chroniques pour en extraire une arme de destruction massive. Oui, quand un mec s’est fait larguer par sa copine, il va faire la guerre !
Le bémol du film, c’est dans sa mise en scène qui peine à retranscrire ces nombreux sentiers de la perdition. Grant Heslov excelle dans l’écriture d’un dialogue mais lorsqu’il s’agit de définir un liant en associant deux séquences cinématographiques, cela se gâte considérablement. On sent une certaine acuité du regard mais la manière de prolonger cette observation se solde par un échec. On finit par s'ennuyer assez rapidement !
Notre note :
5 / 10

