CineMove
La Princesse et la grenouille

Critique La Princesse et la grenouille

Par Viviane Point le 2010-01-27 16:04:21
Disney redeviendrait-il Disney ?

Notre note :
7 / 10

    Notre critique

Dans la nouvelle Orléans des années 20, Tiana n’a qu’une obsession : ouvrir son restaurant et réaliser ainsi le rêve de son père. Elle mène une vie de labeur alors que la ville vibre au son du jazz le plus enjoué. Mais tout bascule un mardi gras où, comme dans le conte qu’on lui lisait enfant, une grenouille lui demande un baiser. Malheureusement, la magie opère à l’envers quand son baiser, au lieu de transformer l’animal en beau prince, la change elle en amphibien…

Pour cette version comique du conte des frères Grimm, « le Prince Grenouille », les studios ont appliqué trois préceptes de l’ancien Disney : « différentes formes de narration, des personnages brillants et des musiques somptueuses ». Et pour le coup, le programme est réussi. La musique (pour laquelle Randy Newman a été oscarisé) est joyeuse et enthousiasmante, notamment dans le tableau où Tiana évoque son rêve. Grâce au choix heureux de China Moses pour la voix de Tiana, le chant n’est pas une série de vocalises aux trémolos surfaits et ridicules d’autres Disney, mais de véritables morceaux interprétés « à l’ancienne ». Les personnages ont chacun une identité, aussi bien graphique que psychologique, et sont à la fois drôles et attachants.

Mais surtout, et John Lassester l’avait promis en 2006, les studios Dysney renouent avec le traditionnel dessin à la main. Et ça fait du bien. Car même si on n’en est pas revenu aux « Aristochats », le dessin retrouve de sa sensibilité et est à la fois plus humain et plus chaleureux. Les défilés lumineux des lucioles sont particulièrement réussis et  font du bayou un lieu aussi gai que féérique.

Les enfants adorent, et même si ce n’est généralement pas un gage de qualité, pour le coup, ils ont bon goût.


Notre note :
7 / 10

    R�action
 Souscrire à notre flux
Les Films de la semaine