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Une vie toute neuve (Ounie Lecomte)

  Par Sonia Dechamps le 25/05/2010 (16:35)

« Une vie toute neuve », un premier film bouleversant de simplicité et de sincérité.


Jinhee a 9 ans quand son père, sans lui donner d’explications, la place dans un orphelinat tenu par des soeurs catholiques. L'incompréhension est de mise : « Je ne suis pas une orpheline ! » clame-t-elle. Et pourtant...

Entendre toutes ces petites orphelines chanter ce « Ce n'est qu'un au revoir ! » - ce même « hymne » qu'on a (presque) tous un jour chanté, à la fin d'une colo, d'un séjour...- quand l'une d'entre elle se fait adopter est tout à fait touchant. L'une des forces d'Une vie toute neuve  est de ne jamais tomber dans le misérabilisme, le pathos. Ce n'est pas de la pitié que le spectateur ressent à voir évoluer ces petites filles sans familles, jamais, mais une grande affection, oui. Une certaine mélancolie se dégage de ce long-métrage, mais une mélancolie douce, tout en nuances.

Moi qui suis plutôt sceptique - ou tout du moins méfiante - quand des enfants figurent au générique d’un film. Encore plus quand il tienne ce dernier sur leurs épaules. Je dois avouer avoir été totalement bluffée par la petite Kim Saeron, d’une justesse absolue.

 

BONUS :

En complément, un entretien avec Ounie Lecomte. Celui-ci est certes très intéressant, mais on est tout de même un peu déçu de ne rien avoir d'autre à visionner !

Dans cette séquence, la réalisatrice revient sur l'origine du projet. Au fur et à mesure de l'avancement de celui-ci, Ounie Lecomte – explique-t-elle – s'est replongée dans sa propre histoire (Une vie toute neuve est en grande partie un film autobiographique), dans les rapports médicaux ayant été rédigés à son sujet... Des photos, des images de documents administratifs et autres viennent illustrer les propos de la jeune femme. Le spectateur apprend notamment que, elle, ce n'est pas son père qui l'a conduite à l'orphelinat mais sa grand-mère et l'un de ses oncles. Elle explique se souvenir du voyage qu'elle décrit comme un jour à la fois de tension et d'excitation.

Dans cet entretien, Ounie Lecomte revient également sur l'une des scènes fortes de son film, celle où la petite Jinhee essaie de s'enterrer vivante... Elle explique, à propos de cette scène précise, qu'au départ elle avait imaginé la petite fille sortir alors qu'il neigeait, et qu'elle était retrouvée inerte le matin. Si l'idée de la faire elle-même s'enterrer, vouloir disparaître, a pu susciter en elle – la réalisatrice - de l'appréhension, il faut avouer que ce choix final... a été le bon !!!

Et en parlant de la jeune héroïne... Il est aussi question de Kim Saeron dans l'entrevue. La réalisatrice revient ainsi sur le choix de la fillette pour incarner Jinhee. A ses commentaires, viennent s'adjoindre des extraits des essais de la petite fille correspondants.

Tout à fait intéressant, ce bonus laisse tout de même le spectateur un peu sur sa faim ! Mais bon... Il se souvient du merveilleux film qu'il vient de visionner, et pardonne alors ce manque de suppléments.


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