Preview : Glee (saison 1 / Episode 5-13)
Par Samir Ardjoum le 12/04/2010 (17:05)Glee est terminé depuis quelques semaines. Cette série assez gentille sur le fond et très peu originale dans sa forme, a pris – paradoxalement – le contre-pied d’un network qui prend constamment un malin plaisir à verser dans le lacrymal. Diffusés sur la Fox, les épisodes 5 à 13 de la saison 1 ont tout simplement remis en cause le bien que je pensais de cette série qui m’avait – avouons-le – sévèrement emballé.
Créée par Ryan Murphy (Nip/Tuck, c’est lui), Glee narre les pérégrinations d’une chorale composée de geeks, freaks, bombasses et autres beaux-gosses ténébreux, le tout chapeauté par un prof d’histoire aussi passionné qu’évasif. Chaque épisode traite d’un problème que seuls les adolescents peuvent comprendre, et illustré par des saynètes musicales où l’on entend des voix extraordinaires provenant soi-disant d’une chorale où le niveau serait bas. Première incongruité ! La seconde, réside malheureusement dans l’artificialité de la mise en propos, qui saborde tout sur son passage. Avec Ryan Murphy, chaque problème à sa solution surtout si elle peut être traitée en une quarantaine de minutes. Les séquences s’enchainent sans se soucier de la véracité du ledit problème. Au final, le spectateur, pour peu qu’il soit exigeant, ne demande qu’une chose : voir et écouter de la musique ! En cela, il faut souligner que les vidéos sont largement téléchargées sur le net et les cds font un tabac !
Troisième bêtise qui apporte son lot de conclusions : l’absence totale d’originalité qui est discrètement camouflée par des surenchères visuelles. Glee, ce sont Hartley cœurs à vifs et Beverly Hills mais en plus sophistiqué. Dans un premier temps, cela peut dérouter (moi, le premier), mais lorsqu’on scrute la suite des évènements, il est très facile de constater que tout tombe à plat tant l’élan d’une construction narrative démesurée serait cruellement de rigueur. Verrons-nous la seconde saison ?
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