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Preview "Life Unexpected" (Liz Tigelaar / Ep. 1-7 / The CW)

  Par Samir Ardjoum le 09/03/2010 (10:13)

Énième série sur et pour les Ados. Et si "Life Unexpected" n'était que le miroir d'une période que les trentenaires légèrement masochistes, auraient souhaité avoir !


L’adolescence a toujours été un pont d’or pour les Networks. De Beverly Hills à Hartley Cœurs à vifs en passant par Freaks and Geeks et Parker Lewis (les meilleurs exemples, à mon sens), le gosse déluré et déprimé rapporte du cash. La toute dernière s’intitule Life Unexpected (une vie inattendue) et correspond parfaitement aux calibrages des absents de la poésie. Histoires bien ficelées, réalisée sobrement, interprétation juste, le tout dégage une odeur de formatage que CinéMove déteste conséquemment.

Lux ne connaît pas ses parents biologiques. Du haut de ses 16 années de galère, elle décide de les retrouver pour qu’ils acceptent son émancipation. Quand elle constatera que sa mère est une animatrice radio célèbre et que son père est un gérant de bar, ancien quaterback et constamment looser sur les bords, la situation aura changé, la faute à un Destin aussi coquin que farfelu !

Diffusée depuis le 18 janvier sur The CW (réseau appartenant à Time Warner et CBS Corporation et dont la « cible visée se trouve parmi les femmes de 16-35 ans »), et prochainement sur Canal + family, la série crée par Liz Tigelaar repose essentiellement sur le sempiternel thème du regroupement familial mais à la sauce US.

D’emblée, nous sommes assez surpris de constater qu’en 2010, le monde de l’adolescence soit encore revisité par la petite lucarne surtout lorsque les codes et autres clichés sont maintes fois servies sur une table dégarnie par le manque de véracité. Car tout sonne faux dans ce micmac puéril et fantasmé. Du père biologique beau comme un Dieu à la mère, agile et diaboliquement séduisante, en passant par un concentré de mots d’esprits, de dialogues brumeux et de situations rocambolesques illustrées par une musique envahissante et relou ! Tout sonne faux et personne ne s’en offusque.

Les 7 premiers épisodes déposent en si peu de temps, de remarquables chutes narratives dignes d’un bon soap-opéra et qui frustrent le spectateur/enfant qui sommeille en nous. Car tous les âges y verront un sentiment de frustration. Trentenaire que je suis, il est agréable de se dire, durant quelques secondes furtives, « Pourquoi ne suis-je pas un enfant de la DDASS ? ». Question horrible pour une situation qui tend à nous orienter vers ce genre de canevas. Depuis mathusalem, les séries pour ado flirtent avec les fantasmes des spectateurs toujours incapables de dénicher une once de positivisme. Comme moi !


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